Rêves d'horizons - Revue "Rêve de Femme" N°17

Contraception naturelle - Rivalité... Sororité - N°17

SOMMAIRE

2 A vos chaudrons !
3 édito 

PAROLE DE TERRIENNE
4 Le jardin l’hiver... Le jardin intérieur

6 Les Mystères du Solstice d’hiver

DOSSIER
Contraception naturelle


7 Bienfaits et méfaits des stratégies « contrôle des naissances »
9 Danse avec la lune
10 La contraception naturelle
13 Suis-je infertile pendant l’allaitement ?
15 Sandra et Timmy : une autre sexualité
16 La danse de l’utérus
17 Choisir d’éjaculer
18 Pourquoi la contraception naturelle est aussi une affaire d’hommes ?

TEMOIGNAGES
De la rivalité à la sororité

19 Cri du coeur
20 De la haine nécessaire à l’amour
23 La magie - l’âme agit

24 Publicités
26 Abonnement

27 Le rêve d’une femme
28 Portrait d’artiste : Myrrha

EXTRAIT

La contraception naturelle

La contraception naturelle et les méthodes empiriques font partie de la vie des femmes depuis de nombreuses générations bien avant nos mères et nos grands-mères. La contraception moderne avec les moyens hormonaux que l’on connaît est très récente, puisqu’elle ne date que des 50 dernières années. En regard de l’humanité, cela fait bien peu. Depuis les temps anciens, les femmes ont cherché des moyens naturels pour espacer les grossesses. N’ayant à l’époque pas recours aux moyens actuels, elles utilisaient des pessaires vaginaux faits de laines ou de tissus imprégnés de diverses compositions, tels que résine, miel, citron, umébosis ou d’autres mélanges de plantes.
Les premiers préservatifs datent de 3000 ans av. J-C. et étaient fabriqués à base d’écailles de tortue, de vessie de poisson ou de chèvre.
Ce n’est que lors de la commercialisation du caoutchouc au 19ème siècle que sont apparus les premiers préservatifs en latex.
Le confort et la course à la fiabilité des moyens de contraception hormonaux nous ont fait oublier d’autres possibilités dont la fiabilité est tout à fait adaptée aux exigences de notre temps et de notre contexte de vie occidentale. Pour les femmes qui sont en recherche d’une nouvelle contraception moins invasive et plus proche de leur nature féminine, ces alternatives préservent le respect de la rythmicité de leur cycle.
Deux générations de femmes ont largement profité des avantages qu’a procuré l’arrivée de la pilule dans leur vie, leur permettant de vivre une sexualité moins contraignante, avec davantage de liberté, en les libérant de la peur d’une éventuelle grossesse. C’était l’époque de l’émancipation de la femme et la pilule a joué un rôle majeur dans cette évolution des mentalités. Aujourd’hui, les femmes ont un autre objectif à atteindre, celui de retrouver le caractère cyclique de leur nature féminine dans un monde où l’énergie masculine linéaire prédomine et, où performance et rendement sont des valeurs faussement essentielles. La femme a été coupée de son identité intrinsèque au profit du profit et par souci de se montrer égale à l’homme, elle a oublié d’écouter son rythme intérieur, sa sagesse et son intuition.
C’est ainsi que la sexualité s’est scindée de la fécondité et que ces 2 aspects qui forment un tout (l’un étant le garde-fou de l’autre) ne se vivent plus en harmonie et créent les dysfonctionnements qui apparaissent aujourd’hui.
Les femmes à l’écoute d’elles-mêmes, ressentent intuitivement le fait qu’elles sont déconnectées d’une partie d’elles-mêmes avec la prise d’une contraception hormonale. Elles ont ce sentiment diffus, impalpable et désagréable d’être soumises à un rythme figé et constant sans pouvoir s’y soustraire et laisser libre cours à leur créativité, source infinie d’où jaillissent tous les possibles. 

... la suite dans la revue n°17...

Karen Morand